Il existe des expériences qui, une fois vécu, vous vide. Vous errez, tel un être désabusé qui vient de faire une rencontre du 3e type.
Red dead 2 est de ce genre, il est du même acabit que God of War ou the Witcher 3. Il est dense, maîtrisé, vous fait ressentir une palette d’émotions. Tout ce que j’attends d’une bon jeu vidéo.

J’ai aimé incarner Arthur Morgan dans ce jeu. Anti héro, lui et sa bande essaie de vivre comme ils l’entendent ,loin de la loi, ayant une idée de la définition de la liberté bien à eux. Vivant de chasse, de braquage et de menu larcins, la troupe compte sur vous pour survivre et s’occuper d’eux.

Sur fond de jeux vidéos, cette œuvre parle des derniers jours de ce que nous connaissons tous comme étant le Far West (merci Lucky Luke). Et bien qu’elle parle d’un temps révolu, j’ai l’impression qu’elle est plus d’actualité aujourd’hui.
En effet, tel un écho à travers le temps, cette œuvre parle de la place de la femme (Sadie Adler), du racisme, du traitement des autochtones (les Amérindiens) par les conquérants, du sens du mot liberté et de ces implications.
Hormis certains passages obligatoire, le jeu vous laisse le loisir de jouer comme bon vous semble. Vous pouvez être un bon gars ou un salaud.
Les phases de gunfight obligatoire vous rappellent juste que le personnage a fait un choix, celui d’être un bandit. Par conséquent, il doit se plier à certaines règles et que quelque soit votre manière de jouer, personne n’est blanc comme neige.

Rien est a jeté pour moi dans ce jeu, que ce soit l’aventure principal, les missions secondaires, les évènements aléatoires, les rencontre que l’on fait, les choix que nous opérons… tout semble nous faire comprendre que le jeu est vivant, il nous parle.

Le jeu est long, certes, et la conclusion encore plus. Mais au sortir de ce jeu, j’étais bouleversé. Et voyez vous, c’est pour ça que j’ai signé, c’est pour ça que je joue aux jeux vidéo. Je vous le recommande vivement.