Aujourd’hui, je te parle d’un manga qui allie à merveille perversion et intellect. Je te parle de Compulsive Gambling ou Gambling School (le titre en anglais). Alors autant t’avertir, ce n’est pas pour les enfants.

Kakegurui (Gambling School) est écrit par Homura Kawamoto et dessinée par Tōru Naomura. L’histoire raconte comment une nouvelle élève réussit à rompre l’équilibre au sein d’une prestigieuse école où fréquentent les riches et futurs cadres du pays. Cette école se caractérise par le fait que les élèves sont évalués sur leur capacité à parier et à l’emporter. Le sort du perdant n’est souvent pas enviable.

L’histoire n’en a pas l’air, mais elle est assez mature et donne à réfléchir sur notre sociéte. Le simple fait étant que ce monde est régi par la loi du plus fort, à celui qui a le plus d’argent… Le style de dessin original est assez différent de ce que l’on voit à l’animation. La bande dessinée a un style assez mature (surtout les couvertures de tomes), l’anime est plus mignon la plupart du temps. Sauf quand il est question de pari et que quelqu’un est sur la pente glissante…

Ce que j’aime avec ce manga, c’est le côté instructif. Oui, j’ai bien dit instructif. J’ai eu l’occasion d’apprendre beaucoup de nouveaux jeux et aussi d’améliorer mon imagination en matière de création de jeux (histoire d’aménager les rencontres en famille).

Au fur et à mesure des épisodes, les jeux deviennent de plus en plus dangereux et malsains par contre. Il m’arrivait souvent de me demander ce que je foutais là… Mais la curiosité de voir qui allait gagner et comment un tricheur se fera avoir, l’emportait.

Ah oui, il y a les tricheurs. En fait, la plupart des jeux de hasard d’envergure sont marqués par la triche avec panache ! Que ce soit dans notre monde ou la fiction. A un moment, l’auteur m’induit même en erreur en me faisant oublier que le personnage principal non plus n’est pas un ange. Elle joue uniquement pour le ‘’frisson’’ après tout… Et pourtant j’ai tout le temps envie qu’elle dénoue le jeu avec panache !

Parlant du personnage principal, il se pourrait qu’elle ne soit pas au goût de tout le monde. Pour moi, c’est une folle. Rien à ajouter. Une folle, gentille certes avec ses alliés, et avec de jolis attributs, de surcroît intelligente. Mais une folle tout de même. Et le pire dans tout ça, c’est que le manga applique bien le dicton qui dit : qui se ressemble s’assemble. C’était déroutant de voir l’autre. Qui ? vas voir le manga, tu me comprendras vers la fin de la saison une.

Kakegurui, c’est deux saisons, toutes deux disponibles sur Netflix (*tousse** et ailleurs **tousse*). L’animation est réussie je trouve. Ayant regardé ça en Japonais sous-titré anglais (pour avoir une explication plus fidèle de certains des jeux), j’ai vraiment apprécié le travail des acteurs pour la voix. La peur, l’hystérie, la tension et l’euphorie des personnages étaient bien transmises.

Et la musique… spécialement les génériques de début, une pure merveille. Vois-tu, je suis une fan de Jazz. Je ne connais pas tous les meilleurs titres, mais j’aime en écouter. Et après ce manga, je suis tombée amoureuse du jazz asiatique. Pour ceux qui aiment, je vous recommande Tia et Junna, des artistes asiatiques.

Le manga est truffé de mystères que j’espère découvrir dans les futures saisons. Je vous recommande Kakegurui pour la beauté des jeux et aussi pour un bon moment de divertissements. Je précise quand même que c’est de la fiction. Les jeux de pari sont dangereux, alors prudence. Et attention à ne pas adhérer à la folie ambiante du manga…