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Pourquoi cette introduction inhabituelle et en anglais ? Je n’ai pas pu me retenir, du fait que pour cet article, je vais vous parler d’une de mes séries phare du moment : Dear White People. Drôle de titre, vous ne trouvez pas ? Je me rappelle que lorsque j’avais aperçu le titre dans ma liste de séries à regarder, j’étais un peu dubitative. Mais avec du recul, je comprends mieux l’impact du titre en fait.

Cette série met le doigt sur un des maux de ce monde : le racisme envers les noirs. Le racisme, sous toutes ses formes : le cas des métisses, les relations interraciales, les violences policières à l’endroit des personnes de couleurs, le traitement en société, notre identité culturelle, la politique d’asservissement des dirigeants, nos rapports entre noirs ‘exportés’ et noirs restés sur le continent mère, l’homosexualité pour les noirs, l’auto-victimisation de certains, la censure et l’autocensure, les rapports avec le pouvoir de façon général, le défrisage… bon je m’arrête là parce que la série touche beaucoup d’aspects.

La série suit le quotidien de jeunes afro-américains au sein d’une prestigieuse université. La plupart milite pour endiguer le racisme auprès de leur camarade et revendiquer leur culture.
De façon général, une université est une petite ville autonome en soi. Elle dispose de sa propre ‘police’, d’un journal, d’une radio, de lieux de détente, de boutiques et autres. Dans la série, au sein de ce petit environnement, le racisme sévit et fait des victimes à chaque épisode ou presque. Ce que j’ai aussi bien apprécié, c’est qu’il n’y a pas que le point de vue des afro-américains qui est dépeint. Et c’est assez surprenant de voir ce qui se passe de « l’autre côté », chez les ‘blancs’.

La série est bien écrite. Le réalisateur et les acteurs ont su mêler sarcasme et dur réalité. Je vous invite à aller chercher les citations les plus populaires de la série. Vous serez ébahies. Certaines sont des répliques à des attaques verbales, et c’est juste beau à entendre. Beau et inspirant. La série a aussi une certaine touche personnelle à la fin de chaque épisode que j’aime bien. Toujours quelques secondes avant le générique de fin. Je ne donne pas plus de détaille, allez regarder.

Côté musique, j’ai eu l’opportunité de découvrir de nombreux artistes intéressants. Et des artistes que nous ne connaissons pas forcément. Ils mêlent à merveille les rythmes afro-américains d’antan, la mode musicale actuelle et même des styles propres à l’Afrique d’avant, de même que celle d’aujourd’hui. Si vous aimez la musique, tout genre confondu, d’artistes afro-américains actuels, allez écouter les Original Soundtracks (OST) de la série. Vous avez le choix entre télécharger, aller sur YouTube ou subir Spotify. Je suis sûre que vous trouverez votre bonheur. Et faite attention aux paroles. Toutes les chansons racontent quelque chose. Et j’aime comment chaque son trouve son importance dans l’épisode en cours. J’aime toute la playlist, vraiment. Je recommande Black de Innanet et Decibells de Jidenna. Les paroles et les épisodes d’origines m’ont trop plu.

Côté acteur, cette série regroupe pas mal de jeunes carrières. Je me suis attachée à quelques-uns en particulier. Il y a Brandon P. Bell. Le personnage qu’il joue dans la série fait un changement quasi radical dans la série. Sa mentalité et ses idéaux évoluent d’une manière que j’ai trouvé très inspirante. Il y a Ashley Blaine Featherson. Elle joue la side chick (allez chercher la définition, hahah) du personnage principal. J’aime son style, bon le style du personnage dans la série. Elle est ‘real’, elle a de longues tresses africaines, elle est intelligente et supporte ses ami(es). Et John Patrick Amedori. Permettez-moi de le nommer le ‘blanc’ de la série. Le personnage qu’il a joué a été plus ou moins violemment confronté à ce que c’est d’être noir et d’être un raciste aux yeux de ses proches. J’ai bien apprécié l’évolution de son personnage aussi. Pour finir, Giancarlo Esposito. En vrai, il n’apparait qu’une fois dans la série et nous ne savons pas encore qui il est. Il joue le rôle de narrateur dans la série. C’est sa voix que l’on entend souvent. Mais son entrée en scène à l’écran m’a séduite et j’ai hâte de le voir dans la saison 3. Ah oui je ne vous avais pas dit, il y a deux saisons actuellement et la saison trois sort cette année.

Personnellement, cette série m’a ouvert les yeux sur certaines difficultés que rencontrent les noirs en Amérique. En Afrique ici, nous idéalisons à tort leur vie là-bas. Chacun a ses difficultés de son côté du monde. Je ne dis pas le contraire. Mais sincèrement, je ne voudrais pas avoir peur de sortir de chez moi en voiture ou d’aller dans tel lieu parce que j’ai le teint foncé.

La série est issue d’un film sorti en 2014, du même titre. Le personnage principal était joué par notre chère Tessa Thompson. À regarder aussi. Je vous recommande vivement la série, en anglais sous-titré s’il vous plait. Et revenez me dire ce que vous en pensez.