Alors, qui ne connait pas « Ma famille d’abord », la série américaine montrant un père black survivre (ou l’inverse) à sa famille black ? Ce genre de série a bercé mon enfance et continue de me faire rire.

Aujourd’hui je vais vous parler d’une série un peu plus récente, et du même genre. Il s’agit de « Black-ish ». Cette série regroupe de grands humoristes américains et de bons talents en devenir. L’idée vient de Kenya Barris… Un scénariste de talent.
Il est doué pour dévoiler ou faire redécouvrir le talent humoriste afro américain. On lui doit en effet des films comme Girls Trip ou BarberShop. Dès le premier épisode, j’étais tordue de rire. La bêtise du Père ou le sarcasme de certains des enfants me sidèrent. La série a plusieurs fois été nominées pour différents prix, aux golden globes.

C’est peut-être fou, mais j’apprécie le jeu d’acteurs de chaque personnage. Il y a Anthony Anderson dans le rôle du père, Andre Johnson. Sa vision du couple et de la vie en famille est drôle et touchante. Il fait des efforts pour maintenir la cohésion dans la maison. Ce qui crée des situations inattendues. Parfois il est bon dans ces actions, mais souvent, c’est juste le dernier des imbéciles. Heureusement qu’il s’efforce à changer.
On a Tracee Ellis Ross dans le rôle de la mère, Rainbow Johnson. Vivre avec une mère comme elle, c’est comme jouer à la loterie… On ne sait pas toujours à quoi s’attendre. Elle est aussi très maligne et aimante. Quoi qu’un peu maniaque parfois. Marsai Martin, la jumelle benjamine de la famille, qui joue Diane Johnson, est une adorable psychopathe en devenir… Il faut la voir à l’œuvre ! Ces propres parents la craignent, dans la série. Et elle s’amuse à torturé son frère jumeau. Une pro…

Pour que la série soit un succès, le réalisateur s’est doté d’acteurs de renom. On a notamment, le seul et l’unique Laurence Fishburne (Matrix la trilogie). Cet acteur est parfois comparé à Anthony Hopkins. Il fait plusieurs apparitions dans des films cultes comme Boys n The Hood, Passengers, ou encore Man of Steel. Allé regarder la page wikipedia de Fishburne, il joue depuis 1975… Sans commentaire.

Une autre des choses que j’apprécie c’est le fait qu’ il y’a beaucoups de clins d’œil de célébrités au cours de certains épisodes, le nom de tel ou tel artiste afro-américain est souvent répété. Ça peut être un ami aux acteurs ou au scénariste. Il peut aussi s’agir d’une allusion à un fait d’actualité. On a aussi des apparitions de stars comme Amber Rose, Puff Daddy ou encore Mary J. Blidge. C’est assez captivant, pour une série.

La série évoque ce que la culture afro-américaine tend à devenir de nos jours. En effet, pleins de célébrités veulent se l’approprier (par exemples Kim K avec son derrière bombé, la mode aux tresses africaines). Et cela n’est pas toujours pour les bonnes raisons. On retrouve des allusions humoristiques à l’esclavage, au racisme, à la violence policière, à l’homosexualité et un peu de politique. La série interroge aussi sur les liens que les africains d’Amérique ont gardé avec les africains de la terre natale.
En gros, la série tente de faire réfléchir le téléspectateur aussi. A travers ces personnages encadrés par Kenya Barris, la série veut nous faire voir ce qu’est d’avoir la peau noir dans une Amérique en changement, avec des enfants plus ou moins naïfs sur le sujet.

En Afrique, il y a un certain schéma de la famille qui pousse bon nombre à vénérer le père comme chef suprême. Presque personne n’a le droit à la parole et beaucoup évoluent comme ça. C’est différent dans la série. Bon déjà ils sont américains, ça change tout. Mais certains points en communs avec nous sont mis dans la série. Il y a par exemple la question des punitions corporelles, ou celle du divorce ou encore celle de la sexualité. Intéressant, non ? La situation dans la famille Johnson est très différente de ce qu’on a ici. Les rivalités entre les parents, la désobéissance des enfants, l’incohésion dans leurs actions fraternelles et bien d’autres : tout est mis en action dans la série.

Le réalisateur, par l’humour, essaie d’après moi d’encourager les familles à être harmonieuse. Même si le père travaille dans la communication, que la mère soit une chirurgienne affirmée, que le fils ne fasse pas très black, que la fille soit accro aux réseaux sociaux ou que les jumeaux soient tyranniques, ils forment une famille. Ce point manque dans de nombreuses familles, qu’elles soient noirs ou jaunes ou blanches.

La cohabitation blanc-noir
Que ce soit au boulot d’Andre, à la maison avec le voisinage blanc ou dans le lycée de leurs ados, les rapports entre blancs américains et afro américain est assez drôle. Que ce soit les préjugés bizarres que les blancs ont, ou la façon dont les noirs veulent s’affirmer. Bien que ces sujets soient mis en scène pour faire rire, il y a là aussi un message. Ces réalités sont encore le quotidien de nombreux afro-américains.

Je ne vous demande pas de regarder « Black-ish » comme si c’était un documentaire sur la culture noire de ce 21ème siècle. Je vous propose de déceler les messages derrières chaque épisode. Faire des comparaisons avec votre famille en ce 21ème siècle et vous imaginez. Comment serez-vous dans le rôle de parent, à l’ère actuel ?

J’ai trouvé la série par hasard, en me promenant sur le net, et depuis je suis accro. Allez jeter un coup d’œil, on pourra discuter des épisodes que vous avez aimé. Pour moi, c’était celui d’halloween. A très bientôt j’espère.