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Hyouka, des énigmes et du kawai

Envie de résoudre des énigmes sombres ? De découvrir le secret caché dans un parchemin ? Comprendre pourquoi l’assassin a fait ceci ou cela ? Eh bein passer votre chemin. Le manga dont je vais vous parler aujourd’hui n’est pas aussi sombre que Death Note ou Kindaichi. Au contraire.

Hyoka ou ‘crème glacée’ en japonais est un manga attachant décrivant la vie au lycée de 4 personnages assez différents. Le rythme du manga est doux et tellement beau qu’on en oublie parfois le sujet. Le manga est inspiré du roman du même nom. Il est inclus dans un coffret d’œuvres appelé « Classic Literature Club », dont l’auteur est Honobu Yonezawa.

Synopsis :

Oreki Hotaro est un lycéen, qui agit toujours de manière assez désinvolte et réfléchie. Un jour, il pénètre dans le “Koten Bu” (Club de littérature classique) tel que recommandé par sa sœur aînée, car ce dernier n’a plus aucun membre et risque d’être dissout. Il y rencontre Chitanda Eru, Fukube Satoshi, et Ibara Mayaka. Chitanda est d’une nature très curieuse qui ne laisse jamais tomber un mystère tant qu’elle ne connait pas la fin de l’histoire. Fukube, quand à lui, à une excellente mémoire mais n’arrive pas à construire ses propres hypothèses. Ibara est assez stricte avec les autres, tout comme-elle même. Au fil de l’histoire, le Club de littérature classique va alors résoudre plusieurs enquêtes, certaines plus conséquentes que d’autres.

Le coffret traite d’énigmes bien sûre et de casse-têtes en tout genre. Au fil des épisodes, je me suis amusée à résoudre les énigmes en même temps que Oreki. C’est assez amusant à vrai dire. Quoique bizarre parfois… J’ai copié le manga par hasard chez un camarade, et j’ai adoré. J’ai regardé tous les épisodes en une nuit. Et voilà pourquoi :

Hõtarõ Oreki

D’après le synopsis, il s’agit du personnage principal. Foutaises ! Bon ça dépend du référentiel. Je dis ça parce qu’il ne ressemble pas aux héros de manga du genre. Oreki est nonchalant et distant. Il a même une devise assez spéciale : « Je ne fais pas ce que je ne suis pas obligé de faire et ce que je dois faire, je le fais vite ». En gros, il n’aime pas se fatiguer inutilement. Très intriguant, n’est-ce pas ? Voilà pourquoi je l’adore. Il rend le manga incomparable.

Eru Chitanda 

Un ange, une beauté qui se dévoile, mon personnage préféré, et la fille qui a bouleversé le train-train d’Oreki. Ce que j’affectionne chez elle, c’est sa curiosité incomparable. Quand elle s’y met, on ne peut plus l’arrêter. Elle est une source de motivation à elle seule !

Dans le manga, on la voit avec pleins de couleurs et d’effets. Cela s’explique peut-être par le fait qu’on la voit à travers les yeux d’Oreki. Je me demande pourquoi il l’enjolive autant.

Le travail d’équipe 

Sans déconner, on a plus l’habitude d’un superhéros qui résout tout seul les énigmes non ? Dans la plupart des mangas de mystères et autres. Bah Hyoka se distingue par le travail d’équipe qui règne entre Oreki et les autres membres du club. Il est suggéré que Oreki est le cerveau qui résout les énigmes. Mais cela ne serait pas aussi facile sans les autres membres du club. Ils apportent chacun un élément de solution. Des choses que Oreki ne se fatiguerait pas forcément à trouver.

Les énigmes/mystères

Tout est agencé de façon assez harmonieuse et simple. De ce fait, Hyoka est accessible à tout âge. Les énigmes ne sont pas exagérément compliquées. C’est pas comme dans Kindaichi que je regardais dans l’enfance. Je comprenais rien à l’époque…

Les énigmes dans ce manga permettent de découvrir les différents personnages. Et au fil des épisodes, ces énigmes permettent de découvrir le monde où ils évoluent, leur entourage et bien plus. Ce mode de ‘narration’ si je peux me permettre est bien choisi pour ce manga.

Les couleurs 

Juste magnifique. Les scènes de transitions ne manquent pas dans le manga. Et le studio d’animation Kyoto Animation(à l’œuvre pour ce manga) a su réaliser un travail à la hauteur de sa réputation (Beyond The Boundaries, K-On, Koe no Katachi, Violet Evergaden). Les séquences avec Chitanda sont mes préférés.

Je pense que l’accent qui est mis sur les couleurs a pour but de montrer le côté « joyeux » et « mouvementé » de la vie de lycée normal. C’est-à-dire différente de ce que veut en faire Oreki.

L’aspect poésie

Qu’est-ce qui vous plait en poésie ? Pour moi, l’une des choses que j’aime en poésie, c’est le rythme. La façon dont les vers se complètent, les rimes à la fin et les différentes techniques d’écriture (pour d’autres ça peut être la façon dont l’histoire est raconté ou la complexité du poème). J’ai ressenti la même chose avec Hyoka. Il s’agissait d’un poème sur la vie de lycée pas toujours facile, pleine de bons moments et d’épreuves à franchir. C’était beau… C’est beau !

Les génériques de fins (endings)

Et oui, je suis de ceux qui préfèrent les génériques qu’on diffuse à la fin de l’épisode d’un manga. Ces génériques que personnes (ou presque) ne regardent ou ont vite fait de zapper.

Et les endings de ce manga sont à tomber. Surtout le deuxième générique de fin. Il met en scène Oreki et Saoshi en voleurs. Ces derniers sont poursuivis par Chitanda et Mayaka, en détectives. Les paroles collent bien avec les scènes et c’est tordant. Un vrai plaisir à regarder.

La seule chose que je n’ai pas aimé, c’est qu’il n’y ait pas de saisons deux. Hyõka tient sur 22 épisodes seulement. Laissant beaucoup de questions en suspens. Il y a bien eu quelques épisodes hors-séries, mais bon. Enfin bref ! Si vous avez envie de vous mesurer au génie de Oreki ou si vous voulez comprendre pourquoi j’apprécie autant Chitanda, allez regarder le manga. Après on pourra discuter des zones d’ombre dont j’ai parlé plus tôt.

Crédit Photo: Youtube

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